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Conformité & intermédiation

KYC et filtrage sanctions en location d'avions : ce qu'un NCNDA conforme exige vraiment

18 septembre 2026 · lecture 5 min

Le NCNDA ouvre la plupart des mises en relation aéronautiques. Il protège une position commerciale — qui a présenté qui, qui est rémunéré. Il ne dit rien de l'identité de la contrepartie, de ses détenteurs, ni du droit qu'a l'appareil d'aller là où on l'envoie.

Ce qu'un NCNDA fait, et ne fait pas

Un accord de non-contournement et de confidentialité engage ses signataires entre eux. Il n'identifie personne, et ne rassure ni la conformité d'un loueur, ni la banque, ni l'agent de séquestre — qui feront leurs propres contrôles plus tard, et arrêteront la transaction s'ils échouent. Au départ, ce travail coûte quelques jours ; au stade de la documentation, il coûte l'opération.

Le dossier qui l'accompagne

Détention : 25 % et 50 %, deux bons chiffres

Les seuils KYC disent qui regarder ; les seuils sanctions décident si une société non listée est traitée comme listée. Selon la règle des 50 % de l'OFAC, une entité détenue à 50 % ou plus — directement ou indirectement, et en cumulé — par des personnes bloquées est elle-même bloquée, même absente de toute liste. Deux actionnaires listés à 25 % chacun suffisent. Les meilleures pratiques de l'UE sur les mesures restrictives, mises à jour en juillet 2024, retiennent le même seuil et y ajoutent un test de contrôle. Filtrer le seul nom de l'en-tête, c'est manquer les cas qui comptent.

Contrôle des exportations : l'appareil est un bien contrôlé

Dans la réglementation américaine des exportations (EAR), avions civils, moteurs et pièces portent un classement (ECCN 9A991), et la règle suit l'actif, pas les parties. Un appareil construit hors des États-Unis reste soumis aux EAR dès que son contenu contrôlé d'origine américaine dépasse le seuil de minimis — 25 % de la valeur pour la plupart des destinations, 10 % pour les plus restreintes. Un bail entre deux parties non américaines, sur un appareil européen à moteurs américains, peut donc exiger une analyse de licence américaine.

Du permis à l'interdit, en un mois. Le 24 février 2022, les États-Unis soumettent à licence, avec une politique de refus, les avions et pièces destinés à la Russie. Le lendemain, l'UE ajoute l'article 3 quater au règlement (UE) n° 833/2014 : plus de vente, de fourniture, de transfert ni d'exportation d'aéronefs et de biens aéronautiques vers la Russie ou pour une utilisation en Russie, ni d'assurance, de maintenance ou de financement associés.

Les contrats conclus avant le 26 février 2022 — dont des baux anciens — ont pu être exécutés jusqu'au 28 mars 2022, pas au-delà. Le BIS a ensuite publié les appareils entrés en Russie en violation apparente : les ravitailler, les entretenir ou leur fournir des pièces, où que ce soit, relève de la General Prohibition Ten des EAR. Un bail licite, payé à l'heure, est devenu un bail interdit.

Les signaux qui nous arrêtent

Le BIS publie les siens — le guide « Know Your Customer » et ses red flags, supplément n° 3 à la partie 732 des EAR. Appliqués à un avion :

Un signal est une question ; plusieurs, sans réponse, un dossier décliné.

Mandats anonymes : déclinés

La confidentialité vis-à-vis du marché est normale, et nous la protégeons : le nom d'une contrepartie n'est communiqué qu'une fois l'autre partie qualifiée. L'anonymat vis-à-vis de nous est autre chose. Un intermédiaire qui ne peut pas nommer son mandant ne peut ni le filtrer, ni prouver un mandat. Nous déclinons ces mandats avant toute mise en relation, pas après.

Deux fois, pas une — et par écrit

Le filtrage à l'entrée est une photographie : les listes changent en continu, l'actionnariat bouge, et un preneur acceptable à la LOI peut ne plus l'être à la livraison. Nous filtrons de nouveau avant le closing ; si ce passage échoue, la transaction s'arrête — nos honoraires n'existent qu'au closing, l'intérêt est donc de trouver le problème tôt. Chaque contrôle laisse une trace datée, conservée selon le régime le plus strict applicable : dix ans pour l'OFAC depuis mars 2025, cinq pour les EAR.

Nous sommes un cabinet de courtage, pas un cabinet d'avocats : rien de ceci n'est un avis juridique, et sur un dossier réel l'analyse est confirmée avec un conseil juridique aéronautique.

Une contrepartie à qualifier — ou envie de savoir ce que nous vous demanderons ?

Envoyez-nous les grandes lignes : parties, type d'appareil, juridictions. Nous vous disons ce que le dossier exige avant toute mise en relation.

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